Une patiente est allongée dans son lit, dans sa chambre du Centre de recours aux urgences psychiatriques (CRUP) de l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis (au nord de Paris), le 17 juin 2026. SIMON WOHLFAHRT/AFP
Des patients coincés des jours sur des brancards, allongés au sol, retenus arbitrairement : la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté dénonce les conditions de prise en charge des urgences psychiatriques dans divers hôpitaux d’Ile-de-France, dans des « recommandations en urgence » publiées jeudi 10 septembre.
Ses équipes ont visité, du 6 au 10 juillet, les services des urgences de plusieurs établissements, notamment de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (hôpitaux Cochin, Robert-Debré, Necker, Pitié-Salpêtrière…), de l’hôpital Sainte-Anne (GHU Paris psychiatrie et neurosciences), et d’autres de la petite couronne (Delafontaine à Saint-Denis, Henri-Mondor à Créteil…).
Elles y ont constaté des « dysfonctionnements graves » dans la prise en charge des patients nécessitant des soins psychiatriques, liés au manque de personnel et de moyens, incompatibles avec le respect de leurs « droits fondamentaux », entre « attente prolongée dans des conditions indignes », « rétentions arbitraires » ou « contentions sans cadre légal », détaille le texte publié au Journal officiel.







