Devant l’entrée de l’infirmerie psychiatrique de la Préfecture de police de Paris (I3P), le 31 mai 2018. PHILIPPE LOPEZ/AFP
La Préfecture de police de Paris, sommée par le tribunal administratif de remédier en urgence à des « atteintes graves » aux « libertés » des personnes placées dans son infirmerie psychiatrique (I3P), annonce, mercredi 15 juillet, faire appel devant le Conseil d’Etat.
« Les injonctions prononcées par le tribunal administratif de Paris, qui reposent sur une application erronée de la réalité du fonctionnement des I3P (…), font courir un risque pour la sécurité des personnes », explique la préfecture dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP) mercredi, annonçant « interjeter appel devant le Conseil d’Etat ».
L’I3P reçoit des personnes amenées par les services de police, le plus souvent dans un contexte de garde à vue ou en raison d’un trouble avéré à l’ordre public, pour évaluer la nécessité d’une hospitalisation en psychiatrie. En 2025, 1 456 personnes y ont été admises.
Après une visite de l’I3P au début de mars par le contrôleur général des lieux de privation de liberté – une autorité administrative indépendante –, qui avait par la suite dénoncé des « dysfonctionnements majeurs », le Syndicat des avocats de France et la Ligue des droits de l’homme avaient saisi le tribunal administratif en référé-liberté.







