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EntretienIl y a vingt-cinq ans, après les attaques du World Trade Center, on a vu les mêmes photos partout : un effet de la concentration des médias alors à l’œuvre aux Etats-Unis, explique l’historien de la photographie Clément Chéroux, dans un entretien au « Monde ».
Deux tours qui s’effondrent, percutées par deux avions, et un nuage de poussière se détachant sur le ciel bleu clair de Manhattan : les images des attaques du World Trade Center, le 11 septembre 2001, à New York, ont fait le tour du monde et marqué tous les esprits. Mais que nous ont-elles vraiment montré de cet événement ? Clément Chéroux, historien de la photographie et directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson, s’est penché sur la question dans Diplopie. La fabrique photographique du 11 septembre 2001 (Le Point du jour, 144 pages, 20 euros), publié en 2009 et dont une nouvelle édition paraît, vingt-cinq ans après les attaques.
Dans les jours qui ont suivi le 11-Septembre, j’ai été interloqué par un effet de répétition. Il m’a semblé que nous étions tous pris dans une espèce de tourbillon, dans lequel les mêmes images revenaient sans cesse, comme si notre monde visuel était atteint de diplopie, ce trouble de la vue qui nous fait voir double. Cet effet de répétition passait bien sûr par la couverture télévisuelle de l’événement, les chaînes de télévision du monde entier diffusant les mêmes séquences en boucle.












