La proposition d'Édouard Philippe de réunir les différents candidats de la droite et du centre début novembre, pour discuter d'un rassemblement, n'a décidément pas convaincu les concernés. Après le refus de Bruno Retailleau, c'est Gabriel Attal qui botte en touche ce mercredi 9 septembre. "Avant cette question du rassemblement, l'enjeu c'est d'abord de parler aux Français de ce qu'on veut proposer pour eux et pour le pays", a déclaré le candidat Renaissance à la présidentielle 2027 sur franceinfo. "Il faut qu'en 2026 on ait une vraie campagne", a-t-il ajouté, renvoyant cette question à début 2027.

"C'est évidemment important de discuter, mais vous savez des réunions, il y en a tous les mois. Il y en aura une encore aujourd'hui", a-t-il esquivé. Gabriel Attal évoquait "le comité de liaison" qui réunit des représentants des différents partis du bloc central, mais sans le parti de droite Les Républicains (LR), et pas au niveau des candidats.

Édouard Philippe, qui reste le mieux placé de son camp selon les sondages mais refuse une primaire, veut écrire aux chefs de partis et de courants de la droite et du centre pour leur proposer de former un comité, avec un premier rendez-vous imaginé début novembre. Une réunion "pour évoquer ce sur quoi nous sommes en mesure de converger", a expliqué le candidat Horizons mardi, et afin de préparer les législatives qui suivraient la présidentielle, où "aucune des formations politiques de l'espace de la droite et du centre ne peut, à elle seule, obtenir une majorité". L'initiative s'adresse à un arc allant du MoDem de François Bayrou au parti libéral Nouvelle Energie de David Lisnard, selon Christophe Béchu, le secrétaire général d'Horizons.