Malus écologiques sur les vêtements : pourquoi c'est malheureusement une bonne idée

Depuis le 1er septembre 2026, le gouvernement a mis en place un malus écologique sur les vêtements, pour contrer notamment Temu et Shein. Il s'agit de renchérir le prix des produits vendus par les plateformes chinoises. Une chemise sera pénalisée de 6 euros, une robe ou un pantalon de 7 euros, un manteau ou une veste de 12 euros, et le montant du malus devrait encore s'alourdir d'ici à 2030.

La première difficulté va d'abord être de bien définir ce qu'on appelle en fiscalité "l'assiette", c'est-à-dire les produits concernés, afin d'avoir des critères objectifs. Parmi ces critères, il y a le nombre d'articles différents mis en marché chaque saison par le site internet ou par le magasin, ou encore le coût de la réparation comparé au prix initial de l'article. Si la réparation est trop coûteuse par rapport au prix du neuf, ça devient de l'ultra fast fashion.

Un malus ou une taxe ?C'est malheureusement une bonne idée. Malheureusement, d'abord pour les acheteurs les plus modestes, mais aussi parce que les consommateurs n'ont pas la conscience environnementale suffisamment chevillée au corps. C'est donc à la fiscalité de les remettre dans le droit chemin, ce qui fonctionne, notamment dans l'automobile.