Shein, Temu, AliExpress... : pourquoi vous risquez de payer plus cher certains produits de l'ultra-fast fashion
Le gouvernement passe à l'action contre l'ultra-fast fashion. Un arrêté publié ce vendredi 28 août au Journal officiel fixe, à partir du 1er septembre, les pénalités financières qui pourront s'appliquer à certains vêtements vendus par les entreprises de mode ultra-éphémère, comme Shein, Temu ou encore AliExpress.
Cette mesure découle de la loi adoptée début juillet par le Parlement pour enrayer l'essor de l'ultra-fast fashion dans l'Hexagone. Le texte repose sur deux critères cumulatifs : les volumes de vêtements mis sur le marché et l'incitation à la réparation, c'est-à-dire le rapport entre le prix du produit et ce que coûterait sa remise en état.
Dans les textes, aucune entreprise n'est citée noir sur blanc. Mais le dispositif vise clairement les grandes plateformes asiatiques. Le gouvernement assure avoir testé les effets de l'arrêté sur plusieurs enseignes présentes en France, comme Kiabi, Decathlon, Jules, Petit Bateau, E.Leclerc ou Carrefour, et affirme qu'elles ne seraient pas concernées.
Quels critères serviront à calculer cette taxe ?Le malus sera calculé à partir d'un score environnemental attribué à chaque produit. Plus la gamme est large, plus les volumes sont importants et moins la réparation est jugée pertinente économiquement, plus le risque de pénalité augmente.










