Idées et débatsChronique. L'afflux massif de migrants marocains dans l'enclave espagnole a provoqué une crise politique et moult polémiques. Mais pour le professeur émérite à l'université Duke, la réalité, c'est que même si le Maroc a connu des progrès considérables, de nombreux jeunes sont prêts à tout pour venir en Europe. Un choc annonciateur des défis migratoires à venir.articleLecture 5 MinPublié le 09/09/2026 à 12:28bookmarkLa police espagnole évacue un campement de migrants à Ceuta, le 20 août.REUTERSDepuis le raz-de-marée de quelque 70 000 migrants sur Ceuta à la fin juillet, l’enclave espagnole ne sort plus de l’actualité. Sur place, des habitants manifestent — parfois violemment — contre la présence de milliers de clandestins restés sur ces 18,5 kilomètres carrés de l’Europe en terre marocaine, dont 1 200 mineurs non accompagnés. À Madrid, la gestion de la crise migratoire a provoqué une crise politique. À ces retombées s’ajoutent des leurres : l’hypothèse d’une "marche verte" bis organisée par Mohammed VI pour récupérer le préside espagnol ou des conjectures sur une manœuvre en sous-main de Donald Trump et Benyamin Netanyahou pour régler son compte à l’Espagne de Pedro Sanchez par Maroc interposé. Si bien que le vrai choc — la découverte que nombre de jeunes Marocains sont prêts à tout pour fuir le royaume et venir en Europe — s’en trouve amorti. Or, il devrait nous réveiller..