Bruno Retailleau lors d’une visite de la Foire de Chalons, à Chalons-en-Champagne (Marne), le 28 août 2026. FRANCOIS LO PRESTI/AFP

Le candidat du parti Les Républicains (LR) à la présidentielle, Bruno Retailleau, a déclaré, mardi 8 septembre, vouloir supprimer le droit du sol par référendum, estimant que « les juges n’accepteraient pas » une telle réforme si elle n’est pas validée directement par les Français. Il avait auparavant annoncé son intention de réviser la Constitution pour élargir les sujets qui peuvent être soumis à référendum, notamment aux politiques migratoire et pénale.

« Je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire », a-t-il précisé mardi sur CNews et Europe 1, « avec des idées très, très fortes que les juges n’accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple (…) renoncer au droit du sol ».

M. Retailleau avait déjà plaidé pour la suppression du droit du sol au début de l’été, sans plus de précisions. « On a fait l’abrogation du droit du sol à Mayotte, et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national, hexagonal ? », avait-il demandé. « On ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique. »