Kamel Daoud à l’Institut du monde arabe (IMA), à Paris, le 18 février 2025. BEHROUZ MEHRI/AFP
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé mardi 8 septembre le romancier franco-algérien Kamel Daoud, poursuivi en diffamation par Saâda Arbane, une Algérienne l’accusant d’avoir volé son histoire pour son livre Houris (Gallimard), prix Goncourt 2024.
Absent au procès début juin devant le tribunal de Paris, l’écrivain de 56 ans était poursuivi pour avoir affirmé, au détour d’une longue interview publiée début avril 2025 dans Le Figaro, sans mention de Saâda Arbane, qu’« Alger [pouvait] déposer plainte contre Kamel Daoud en France ».
Cette Oranaise de 32 ans, rescapée d’un massacre pendant la décennie noire algérienne et ex-patiente de la femme psychiatre de Kamel Daoud, accuse l’auteur d’avoir pillé la tragédie de sa vie pour écrire son livre Houris, ce qu’il conteste. Mme Arbane a engagé des procédures judiciaires en France et en Algérie sur ce sujet, qui sont encore en cours.
« La partie civile n’est pas identifiable dans le propos qu’elle poursuit et ne rapporte pas la preuve qu’elle a été identifiée par des tiers, la diffamation n’est pas constituée », a estimé le tribunal correctionnel dans son jugement consulté par l’Agence France-Presse (AFP).






