Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Biodiversité Biodiversité Biodiversité Faute de débouchés, le dernier baleinier encore en activité avait renoncé à utiliser ses quotas de pêche en 2024 et 2025. Mais durant l’été, la compagnie Hvalur hf. a tué plus d’une cinquantaine de cétacés. Read in English Article réservé aux abonnés A midi sonnant, tous les jours pendant l’été, une nuée de petits bateaux rentre au port de Reykjavik. A bord, des touristes en combinaison rouge ou jaune fluo, qui viennent de passer trois heures en mer à observer les baleines. Les quatre espèces les plus communément aperçues sont la baleine à bosse, la baleine de Minke, le rorqual commun et la baleine bleue. Une activité qui attire 350 000 visiteurs par an dans ce petit pays de 400 000 habitants, où la part du tourisme dans l’économie représente désormais 8,8 % du produit intérieur brut. Cette année, les navettes ont pris soin de rester à l’écart du Hvalfjördur, le « fjord aux baleines », au nord de Reykjavik. C’est là, tout au fond du bras de mer, qu’est installée la station baleinière de l’entreprise Hvalur hf., dernière à pratiquer la pêche commerciale de la baleine en Islande. Depuis la fin du mois de juin, les cadavres de plus d’une cinquantaine de rorquals communs, tués au harpon explosif, y ont été dépecés. Après deux années d’interruption, la reprise de cette pêche très controversée, pratiquée par seulement trois pays au monde (la Norvège, le Japon et l’Islande), a surpris les Islandais. Au point de faire douter certains : le très riche homme d’affaires Kristjan Loftsson, âgé de 83 ans et patron de Hvalur hf., fondée en 1947 par son père et un associé, aurait-il décidé de cette reprise de la chasse dans l’espoir d’influencer l’issue du référendum du 29 août sur la reprise des négociations avec l’Union européenne (UE) ? Il vous reste 76.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.