Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Selon l’Organisation météorologique mondiale, les feux extrêmes, comme celui qui a touché la Gironde à l’été 2026, ont triplé à l’échelle de la planète depuis 1990, entraînant un fardeau sanitaire encore largement « sous-estimé ». Article réservé aux abonnés Officiellement, les incendies qui ont ravagé plus de 96 000 hectares en France au cours de l’été n’ont pas fait de victimes, hormis quatre pompiers tués et plus d’une centaine d’autres blessés. Mais les fumées toxiques générées par les feux de forêt et à l’origine d’importants pics de pollution de l’air en Gironde, dans les Landes ou encore dans le Lot-et-Garonne sont loin d’être sans effet sur la santé. Dans l’édition 2026 de son Bulletin sur la qualité de l’air et le climat, publiée lundi 7 septembre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) relève que les mégafeux comme celui de Gironde ont triplé à l’échelle de la planète depuis les années 1990 et contribué à au moins 100 000 décès par an sur la période 2010-2018. Un fardeau important, donc, et que l’institution onusienne tient pour largement « sous-estimé ». « Les feux de forêt d’une ampleur extrême se multiplient dans de nombreuses régions du monde, entraînant des conséquences sanitaires considérables », écrivent Johann Georg Goldammer (Max Planck Institute for Chemistry, Allemagne) et Patricia Krecl (Federal University of Technology, Brésil), deux des auteurs internationaux de la publication. Il vous reste 76.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.