Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Le service européen Copernicus fait état de plus de 1,5 million de tonnes relâchées, un chiffre jamais enregistré depuis 2003. Un défi, alors que la France doit accélérer la baisse de ses émissions de gaz à effet de serre et que le puits de carbone forestier diminue. Read in English Article réservé aux abonnés C’est l’une des multiples conséquences des incendies exceptionnels observés en France au cours des derniers mois : plus de 1,5 million de tonnes de carbone ont été relâchées dans l’atmosphère depuis le début de l’année 2026, au 26 août, en raison des feux, selon les données du service européen d’observation de la Terre, Copernicus. Un chiffre jamais observé depuis le début des mesures en 2003, et près de quatre fois supérieur à la moyenne annuelle observée entre cette année-là et 2025. Ces valeurs reflètent l’ampleur inédite de la saison des feux 2026. Au total, toujours selon Copernicus, plus de 96 000 hectares ont brûlé (tous types de terrains confondus), contre 14 000 hectares par an en moyenne. En 2022, une année marquée elle aussi par de gigantesques incendies, notamment dans le Sud-Ouest, Copernicus recensait à la même date environ 61 000 hectares partis en fumée et 1,2 million de tonnes de carbone dans l’atmosphère. Ces événements extrêmes posent un défi majeur à la France, alors que le pays doit accélérer la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre pour espérer respecter ses engagements climatiques, et que la capacité de ses forêts à jouer leur rôle de puits de carbone est en baisse. Le réchauffement provoqué par les activités humaines, et notamment par la consommation de charbon, de pétrole et de gaz, rend ces incendies plus intenses et plus fréquents, et le risque se généralise à l’ensemble du pays sur une période qui s’allonge. Il vous reste 69.92% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.