Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans francophones Romans francophones Romans francophones L’écrivain affirme clore son œuvre par cet extraordinaire geste d’écriture, sous le titre générique de « Retour au goudron », dans la perspective de sa propre fin. Repères de lecture. Article réservé aux abonnés Voilà un fait éditorial qui n’est pas banal : 11 livres du même auteur, publiés simultanément par 11 maisons différentes, d’Actes Sud à Verdier, en passant par Minuit, Le Seuil ou L’Olivier… Du même auteur ? C’est là que les choses commencent à se compliquer, car l’ensemble est signé « Infernus Iohannes », à savoir un collectif naguère imaginé par Antoine Volodine, grand amateur d’avatars, pour partager avec ses hétéronymes la paternité d’un roman au titre peu rassurant, Débrouille-toi avec ton violeur (L’Olivier, 2022). C’est à Volodine qu’il faut alors revenir, évidemment, puisque cette impressionnante parution-partition plurielle, réunie sous le titre générique, depuis longtemps annoncé, de Retour au goudron, relève du choix de l’auteur de clore sa bibliographie par un bouquet final – spectaculaire et aussi assez malicieux, disons-le – avant de se retirer sur ces mots catégoriques : « Je me tais. » Ceux-ci résonnent d’une façon particulière, et qui ne manque pas de panache, quand on sait que l’écrivain, malade, évoque ses problèmes de santé et la perspective de sa propre fin, soucieux de ne pas laisser son corps décider du point final de son œuvre. Il vous reste 88.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Antoine Volodine signe simultanément onze livres sous le nom d’Infernus Iohannes : autant de points finaux
L’écrivain affirme clore son œuvre par cet extraordinaire geste d’écriture, sous le titre générique de « Retour au goudron », dans la perspective de sa propre fin. Repères de lecture.







