Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Logement Logement Logement Un nombre croissant de villes et villages de tout bord politique augmentent la taxe sur les résidences secondaires. Au total, elle a rapporté 3 milliards d’euros en 2025. Mais le mouvement suscite une fraude non négligeable. Article réservé aux abonnés A Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), la surprise a été totale. En principe, le Rassemblement national (RN) condamne toute hausse de la fiscalité. Dans cette station de la Côte-d’Azur, pourtant, la nouvelle municipalité RN a décidé en juin d’alourdir nettement la taxe sur les résidences secondaires, en doublant la majoration possible de cet impôt. De 20 %, elle va passer à 40 %. « Je crois en la justice fiscale », a déclaré le maire, Bryan Masson, critiqué par la droite, applaudi par la gauche. Le cas de Cagnes-sur-Mer n’a rien d’exceptionnel. Non loin, à Antibes, la majoration a été portée en juillet de 50 % à 60 %, le maximum autorisé, avec le soutien de tous les partis, RN compris. De Royan (Charente-Maritime) à Cambremer (Calvados), de Plouha (Côtes-d’Armor) à Caluire (métropole de Lyon), de plus en plus de communes de tout bord se saisissent de l’arme fiscale en ciblant les résidences secondaires. En 2026, pas moins de 5 716 villes et villages ont augmenté la taxe d’habitation, qui a disparu pour les résidences principales depuis 2023 mais peut toujours frapper les résidences secondaires des communes qui le décident. En un an, la taxe a ainsi été alourdie dans plus de 16 % des communes françaises représentant 9 % de la population, selon une note publiée fin août par le ministère de l’économie et des finances. Dans le même temps, seules 0,4 % des municipalités, comme Nice, en ont baissé le taux. Il vous reste 79.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.