Dans les rues de Téhéran, un panneau publicitaire représente le président américain, Donald Trump, sous l’eau au milieu d’explosions, avec la mention « Grande victoire ! Détroit d’Ormuz », le 24 août 2026. VAHID SALEMI/AP PHOTO

Tout sauf une guerre. A l’approche des élections législatives cruciales de mi-mandat, Donald Trump a cherché, vendredi 4 septembre, à minimiser le conflit qui perdure depuis plus de six mois au Moyen-Orient, ainsi que l’impact pour les Etats-Unis des opérations militaires menées contre l’Iran.

« Beaucoup de gens n’appellent pas ça une guerre. Je dis que c’est un conflit militaire, parce que c’est une “broutille” pour nous », a déclaré, vendredi 4 septembre, le président américain, en utilisant l’expression anglophone « small potatoes ».

« Ce n’est pas un gros truc. On a fait le Venezuela et on a fait ça », a-t-il répondu aux journalistes dans le bureau Ovale, interrogé à propos de son vice-président J. D. Vance, qui avait affirmé, jeudi, ne pas vouloir décrire le conflit comme une guerre.

Après un mois d’accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l’initiative de l’armée américaine, qui a déclaré vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d’être tirées dans le stratégique détroit d’Ormuz. Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.