Lors d’une manifestation organisée par le syndicat de police Alliance, à Paris, le 31 janvier 2026. SARAH MEYSSONNIER/REUTERS

Les syndicats de police se sont dits « insatisfaits » de leur rencontre bilatérale vendredi 4 septembre avec le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, sur des questions budgétaires, mettant en garde contre une forte mobilisation dans la rue le 15 septembre.

« On a surtout le sentiment de sortir de là incompris », a affirmé Grégory Joron, le secrétaire général d’UN1TÉ, à la presse à l’issue d’une réunion de plus d’une heure place Beauvau à Paris. « En termes de considération, de respect du policier, d’augmentation salariale, il faut se passer de tout et il faut que le policier continue de trimer dans la rue sans aucune reconnaissance », a réagi de son côté Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, composé majoritairement de gardiens de la paix et de policiers adjoints.

Les réunions vendredi avec le ministre ont notamment porté sur une revalorisation de l’indemnité sujétion spéciale police (ISSP) qui n’a pas été augmentée depuis 2019. Une revendication qui, selon Alliance, n’a pas été entendue par Laurent Nuñez. « On a expliqué qu’il fallait reconnaître les difficultés du métier de policier, la dangerosité, les heures, l’acharnement professionnel, etc. On a demandé que le policier soit payé de manière adéquate et pas comme il l’est aujourd’hui », a ajouté Fabien Vanhemelryck, réclamant « entre 300 millions et 500 millions d’euros » de budget annuel supplémentaire pour la police.