Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Police et justice Police et justice Police et justice Echaudés par le report de plusieurs négociations prévues, notamment en matière de revalorisations salariales, plusieurs syndicats menacent d’une « rentrée sociale dans la police », et appellent à des manifestations le 15 septembre. Article réservé aux abonnés La séquence est passée inaperçue aux yeux du grand public, mais elle tourne en boucle sur les groupes de messagerie, ces baromètres numériques de l’opinion policière. On y voit Fabien Vanhemelryck, le leader du syndicat de policiers Alliance rabrouer Chantal Mauchet, préfète de l’Hérault, qui lui interdit l’accès au ministre délégué Jean-Didier Berger, en déplacement officiel dans le département. L’index dressé, sous les yeux d’un commissaire en tenue qui ne pipe mot, M. Vanhemelryck prévient : « Si ça ne vous convient pas, appelez le ministre de l’intérieur (…). Y en a marre de discuter ! » Le coup de pression paie : quelques minutes plus tard, M. Berger accepte de recevoir une délégation syndicale. Si le fond de l’échange n’a pas filtré, le but de la manœuvre ne fait aucun doute : à travers « son » ministre délégué, mettre sous pression Laurent Nuñez. Et voici le ministre de l’intérieur confronté à la hantise de tout locataire de la place Beauvau : une fronde de la police, corporation aux quelque 80 % d’agents syndiqués, force de frappe inégalée au sein de la fonction publique. « Il ne se passe rien, des tonnes de sujets s’amoncellent et ça commence sérieusement à bouillonner », résume le porte-parole d’Alliance, Yoann Maras. Il vous reste 80.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.