Mila Orriols, au tribunal de Lyon, dans le Rhône, le 21 octobre 2025. JEFF PACHOUD / AFP

La militante d’extrême droite et islamophobe Mila Orriols, poursuivie pour un tweet raciste, a été relaxée en appel à Lyon pour une raison de procédure, jeudi 3 septembre. Elle avait été condamnée en première instance le 16 décembre à 2 000 euros d’amende avec sursis et à verser 1 000 euros à la Ligue des droits de l’homme, pour la publication d’un tweet injurieux en février 2024.

« Une immense partie des familles maghrébines sont consanguines, et beaucoup ont des visages difformes et assez laids, et de très petits fronts. Surtout les migrants chelous qui nous agressent dans la rue tous les jours », avait-elle écrit sur X. Un message supprimé dix minutes après sa parution.

Lors de l’audience en appel, l’avocat général, tout en établissant la matérialité de ces injures racistes, avait requis la relaxe pour un problème de procédure sur la qualification des faits. En substance, le parquet avait initialement retenu des injures visant nominativement le plaignant, alors que c’est l’ensemble de la communauté maghrébine qui était visée, ce que le ministère public avait relevé en appel.

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