Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Énergies fossiles Énergies fossiles Énergies fossiles La saison du remplissage a été perturbée par la guerre au Moyen-Orient qui a fait flamber le prix de la molécule. A l’approche de l’hiver, la compétition risque de s’intensifier. Read in English Article réservé aux abonnés Un plus bas depuis quinze ans. En ce début du mois de septembre, les installations de stockage de gaz de l’Union européenne (UE) ne sont remplies qu’à 65 %, un niveau historiquement faible à cette période. Depuis le commencement du printemps, comme chaque année, les pays européens garnissent ces réservoirs en prévision de l’hiver. Mais la guerre au Moyen-Orient a bouleversé leurs préparatifs : le blocage du détroit d’Ormuz, en empêchant le Qatar d’exporter son gaz naturel liquéfié (GNL), a fait bondir le prix de la molécule. A la manœuvre pour remplir les stocks, les fournisseurs d’énergie européens ont ralenti leurs achats. « Il y avait cet espoir que la situation se normaliserait, que le Qatar reviendrait dans le marché et que les prix chuteraient à temps pour pouvoir remplir les cuves avant l’hiver, explique Anne-Sophie Corbeau, chercheuse spécialiste du gaz auprès du Center on Global Energy Policy de l’université Columbia à New York. Mais cela n’arrive pas et l’on risque de traverser la saison froide sans vrai filet de sécurité. » Traditionnellement, quand les températures baissent, le gaz tiré de ces réservoirs souterrains permet de couvrir jusqu’à un tiers de la consommation de l’UE. Il vous reste 70.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.