Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Énergies fossiles Énergies fossiles Énergies fossiles Le taux de remplissage actuel des réserves européennes est inférieur à 60 %, contre près de 75 % ces deux dernières années, notamment en raison de prix estivaux élevés liés au blocage du détroit d’Ormuz. Article réservé aux abonnés Alors qu’une bonne partie de l’Europe souffre de canicules estivales à répétition, les spécialistes de l’énergie s’inquiètent déjà pour l’hiver 2026-2027. Leur crainte : que des tensions sur l’approvisionnement en gaz ressurgissent en Europe, avec une envolée des prix. « Le niveau de stockage du gaz est actuellement au plus bas », prévient Erisa Pasko, analyste au sein d’Energy Aspects, une société de conseil et d’analyse des marchés mondiaux de l’énergie. Ces dernières années, au milieu du mois d’août, le taux de remplissage des sites de stockage en sous-sol, au sein de l’Union européenne, s’élevait à environ 74 %. En 2026, il atteint péniblement 59,4 %. Un taux historiquement faible, inédit depuis 2009, si l’on excepte l’année 2021, qui vit la Russie réduire drastiquement ses livraisons de gaz à l’Europe. Plusieurs facteurs expliquent le niveau actuel des stocks. Le premier d’entre eux est lié au blocage du détroit d’Ormuz, qui perturbe les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar ou des Emirats arabes unis (environ 20 % de l’approvisionnement mondial de GNL). Il vous reste 81.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.