Le port du voile est revenu au cœur du débat en cette rentrée politique. Une polémique alimentée par le Rassemblement national, qui souhaite l'interdire dans l'espace public, sous la menace d'une amende, au nom de la lutte contre les "idéologies islamistes". Cette proposition a été commentée de part et d'autre de l'échiquier politique, accusant le parti de Marine Le Pen d'être "populiste" notamment.

Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a reconnu avoir évolué au cours des années sur la question du port du voile islamique, précisant que c'était une "grave erreur" de sa part lorsqu'il y était opposé. "Il y avait un temps aussi, je n'étais pas d'accord avec cette histoire de voile, je n'avais pas compris", a-t-il déclaré, mercredi 2 septembre.

"Mais j'ai rencontré des femmes qui portaient le voile ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile, et des femmes qui n'étaient pas croyantes mais qui disaient que chacun 'fait comme il veut'. Et on en a parlé [...] et j'ai été convaincu, j'ai changé d'avis. Je me suis dit que j'ai fait une erreur terrible", a développé le fondateur de LFI, qui se veut à la pointe de la lutte contre l'islamophobie.

"Un chiffon sur la tête"Un volte-face pour l'insoumis, laïcard revendiqué, qui s'est toujours tenu à distance des religions et voué un culte à la laïcité. En 2010 notamment, il qualifiait le voile de "signe de soumission patriarcale". Il s'était montré très critique envers le parti du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), qui avait présenté une candidate voilée aux élections régionales.