L'INTÉGRALE - Les Auditeurs ont la parole du 01 septembre 2026
Le RN remet le voile au cœur du débat en cette rentrée politique, fidèle à une ligne défendue par Marine Le Pen depuis 2012. Le parti veut en faire un marqueur fort de sa lutte contre ce qu’il appelle les "idéologies islamistes", avec à la clé l’idée d’une interdiction dans l’espace public, voire d’une amende.
"Je soumettrai aux Français par référendum une grande loi de lutte contre les idéologies islamistes avec de nombreuses mesures puissantes, y compris la pénalisation du voile islamiste dans l'espace public", a déclaré lundi soir sur X Marine Le Pen.
Le sujet divise les Français mais pour certains il n'est clairement pas une priorité, comme l'explique Jade, dans Les auditeurs ont la parole, ce mardi 1er septembre. Elle estime qu’"il y a tellement de choses qui ne vont pas en France", citant "le chômage, la précarité". Même tonalité chez Isabelle, auditrice du Loiret : "En France, il y a beaucoup d’autres problèmes très importants que le port du voile". Pour elle, "les gens font ce qu’ils veulent". "Voir une femme qui porte le voile, ça ne me gêne pas du tout", assure-t-elle.
Le port du voile, une démarche personnelleSur RTL, Siam, 47 ans, raconte porter le voile depuis l’âge de 24 ans. Elle souligne qu’il s’agit avant tout d’un choix personnel, mûri dans le cadre de sa foi. "Je l’ai porté à 24 ans parce que j’en avais envie, un peu contre l'avis de mes parents parce qu'ils avaient un peu peur pour moi". "Il manquait quelque chose dans l’expression de ma foi", explique-t-elle. Pour elle, le voile ne change rien à son identité : "avec mon voile sur la tête ou sans, je reste la même."












