Jordan Bardella lors d'une visite à la Foire de Châlons, à Châlons-en-Champagne (Marne), le 29 août 2026. ADRIENNE SURPRENANT/MYOP POUR « LE MONDE »

« Il ne s’agit pas de mettre en place une police du vêtement » : le président du Rassemblement national (RN) s’est montré prudent, lundi 31 août, concernant la mise en place d’amendes pour sanctionner le port du voile dans l’espace public. « D’abord, ce sont les Français qui décideront ou pas d’une telle mesure, par l’intermédiaire d’un référendum », a expliqué Jordan Bardella, qui s’adressait à des journalistes devant le siège de son parti.

Jean-Philippe Tanguy, député du parti d’extrême droite et lieutenant de Marine Le Pen, avait assuré dimanche que la question avait été « tranchée » au RN, en faveur d’une interdiction assortie d’une « amende » pour les femmes qui porteraient le voile, au même titre que « les gens qui ne mettent pas de ceinture de sécurité » en voiture. Une proposition critiquée par l’exécutif et par Jean-Luc Mélenchon, notamment.

Interrogé à son tour sur l’applicabilité de cette promesse, le patron du RN a clarifié la proposition, assurant que son parti, en cas de victoire, organiserait plusieurs référendums : le premier sur l’immigration, puis, « au cours du quinquennat, un deuxième référendum sur la question de l’idéologie islamiste ». « Il y aura évidemment une proposition pour étendre l’interdiction des signes religieux à l’école, [à] la sphère publique », a-t-il affirmé, sans préciser si cela passerait par des amendes délivrées par la police.