Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sport Sport Sport Athlétisme Athlétisme Athlétisme Ces clubs informels et urbains sont la face visible d’une tendance de fond : l’engouement d’une nouvelle génération pour la course à pied, envisagée non plus comme une pratique solitaire, mais comme un espace social en soi, avec ses codes, ses modes de consommation et un certain rapport à l’engagement. Article réservé aux abonnés Trente minutes plus tôt, elles ne se connaissaient pas. Voilà pourtant Elise, Laura et Virginia (les personnes citées par leur prénom n’ont pas souhaité donner leur nom de famille) absorbées par une discussion, trottinant à bonne allure sur un pont traversant la Seine en direction du jardin des Tuileries, à Paris. En ce soir du mois de juin, une soixantaine de coureurs se sont rassemblés devant un bar parisien pour le départ d’un « social run » de 10 kilomètres jusqu’à la tour Eiffel, organisé par le Paname Run Club (PRC). Elise, 29 ans, cadre dans la fonction publique, ne vient que pour la deuxième fois, explique-t-elle, en empruntant un tunnel qui mène aux quais. Cependant, elle est déjà une adepte de ces clubs informels et urbains qui ont trouvé leur public à travers la France, au sein desquels on mêle séance de sport et interactions sociales. « Les gens qui participent ont envie de faire des rencontres, sinon tu restes à courir toute seule dans ton coin. C’est un sport où tu peux faire ça. Et puis boire une bière après, ça ne gâche rien ! », déclare-t-elle. Il vous reste 86.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.