Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Alors que la campagne présidentielle est lancée, le président du Conseil constitutionnel a estimé, à la Sorbonne, que « les libertés ne sont pas les variables d’ajustement des émotions et des impatiences d’un moment ». Sans faire référence au voile, que le RN veut interdire dans l’espace public, il a rappelé « la possibilité de pratiquer son culte et d’être protégé contre les discriminations ». Article réservé aux abonnés Les hasards du calendrier font parfois bien les choses. Invité depuis six mois à venir s’exprimer, mercredi 2 septembre, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, par l’European Law institute, une association de juristes européens qui œuvrent au dialogue juridique entre les pays membres de l’Union, Richard Ferrand, le président du Conseil constitutionnel, ne pouvait pas prévoir que ses mots allaient résonner fortement avec l’actualité politique de la campagne présidentielle. Quelques jours seulement après la confirmation par le député Rassemblement national (RN) de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, que le parti de Marine Le Pen compte bien inscrire dans son programme l’interdiction du voile dans l’espace public, quitte à devoir modifier la Constitution par référendum, le président de l’institution de la rue Montpensier a tenu à rappeler quelques fondamentaux de l’Etat de droit. Une intervention d’une quinzaine de minutes qui a précédé celles de Marc Guillaume, le vice-président du Conseil d’Etat, et de Christophe Soulard, le premier président de la Cour de cassation. Soit « les trois mousquetaires », pour reprendre l’expression de Marc Guillaume, des trois plus hautes juridictions de notre système judiciaire. Il vous reste 78.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.