De roman en roman, Hoda Barakat raconte son pays d’origine, le Liban, sans jamais être frontale ou didactique. Au contraire, l’autrice, née à Beyrouth en 1952, Parisienne d’adoption depuis 1989, s’amuse à brouiller les frontières. Par le biais de la fiction, elle raconte ce pays moribond, attaqué de toutes parts. Son dernier roman, Hind ou la plus belle femme du monde, tout juste paru aux éditions Actes Sud et traduit par Luc Barbulesco, ne fait pas exception à cette règle.