Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Le premier long-métrage de Julien Gaspar-Oliveri se distingue par une réalisation nerveuse, au plus près des corps. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Pour son premier long-métrage, Julien Gaspar-Oliveri, 41 ans, a choisi un titre aussi percutant que son film. Sélectionné à la Semaine de la critique lors du dernier Festival de Cannes, récompensé par les Valois de la mise en scène et du meilleur acteur à Angoulême, La Frappe marque les esprits avec sa réalisation nerveuse, caméra à l’épaule, au plus près des corps, les zooms brusques sur les visages renforçant encore un sentiment d’oppression. Un style brut et réaliste, comme ces peaux des personnages captées dans toute leur imperfection, créant soudain un criant effet de vérité. De pistes de karting en trajets en voiture, le film est travaillé par le motif de la vitesse. Il suit à la trace Enzo (Diego Murgia), un jeune homme qui vend toutes sortes de marchandises sur les marchés, pris dans une fuite en avant au moment où son passé le rattrape. La musique tente de suivre le rythme. Les compositions tout en tension de Delphine Malausséna, qui font la part belle aux instruments à corde, donnent le sentiment d’un engrenage se refermant peu à peu sur lui. Il vous reste 73.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.