Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Pour son premier long-métrage, Grégory Morin malaxe horreur gore, polar, mélo et comédie. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » - À VOIR Ça a l’air d’un joyeux canular. C’est un objet cinématographique bizarroïde que l’on devine avoir été conçu et fabriqué par une bande de joyeux garnements. C’est marrant et dégoûtant à la fois. Flush, premier long-métrage de Grégory Morin, repose sur un postulat extravagant, un point de départ qui transforme la fiction en expérience de laboratoire et le rire du spectateur en spasme régressif. Résumer le film relèverait déjà de la provocation potache. Luc (Jonathan Lambert), le pathétique héros du film, est un loser. Après avoir reniflé un rail de coke dans des toilettes sordides, au sous-sol d’un bar interlope, après s’être coincé le pied dans la cuvette à la turque de celles-ci, il est menacé par Sam, le patron du lieu (Elliot Janicot), qui le soupçonne de tenter de repérer l’endroit où serait planquée de la drogue. Tabassé par le taulier, Luc se retrouve avec, cette fois-ci, la tête coincée dans le trou méphitique, enserré dans une collerette d’émail visiblement incassable, à hauteur d’excréments. La présence d’un rat toxicomane et particulièrement agressif se rajoute aux tourments du malheureux. Il vous reste 60.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.