Carmen Isaura Lobo, présidente de la commission électorale bissau-guinéenne, annonce le résultat du référendum constitutionnel, le 1er septembre 2026, à Bissau. REUTERS
Les Bissau-Guinéens ont approuvé le projet de réforme constitutionnelle qui propose de passer à un régime présidentiel fort pour remplacer le système semi-parlementaire, une étape cruciale dans ce pays dirigé par une junte censée restituer le pouvoir aux civils début décembre.
Après le Zimbabwe, la Guinée, le Togo, l’Ouganda ou le Tchad ces dernières années, il s’agit du dernier exemple d’un pays africain qui a souhaité modifier ou changer sa Constitution pour étendre la durée des mandats, supprimer les limites d’âge ou renforcer les prérogatives du pouvoir exécutif.
Selon les résultats annoncés par la Commission nationale électorale du pays, mardi 1er septembre, après le dépouillement de l’ensemble des votes exprimés dimanche, le oui l’emporte à « 70 % ».
La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre dernier, veille de l’annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives, par des militaires qui ont renversé le président sortant, Umaro Sissoco Embalo, et suspendu le processus électoral. Le général Horta N’Tam, un proche de M. Embalo, a été désigné pour superviser une transition d’un an.













