Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon Chroniqueuse au service Economie Le directeur général quitte son poste avec un bilan flatteur, mais restera président exécutif afin de continuer à mettre de l’huile dans les rouages géopolitiques, explique Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ». Publié le 01 septembre 2026 à 11h30 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés En 2011, un relatif inconnu, Tim Cook, succédait à une légende. Ce vétéran d’Apple prenait la tête du géant des smartphones et des ordinateurs après le décès de son génial cofondateur, Steve Jobs. Quinze ans plus tard, le dirigeant de 65 ans passe le relais. Mardi 1er septembre, John Ternus, 51 ans, grand manitou de l’ingénierie des iPhone et autres AirPods, le remplace à la direction générale. Entre-temps, « Tim Apple », comme l’appelle le président américain, Donald Trump, est devenu le chouchou de Wall Street. Sous sa houlette, Apple a été la première entreprise américaine à passer la barre des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière en 2018, puis celle des 2 000 milliards en 2020 et encore celle des 3 000 milliards en 2023. Mais, en 2025, Apple s’est fait doubler par Nvidia pour les 4 000 milliards, puis les 5 000. Le signe d’un essoufflement ? En partie. Malgré son bilan flatteur, Tim Cook quitte la direction générale d’Apple au bon moment. Autant Steve Jobs était concentré sur les produits de la marque, autant son successeur a été l’architecte de l’organisation industrielle d’Apple, jonglant entre fournisseurs et sous-traitants implantés en Chine, à Taïwan ou en Corée du Sud, afin de gonfler les marges. Ce modèle a permis la montée en puissance des ventes d’iPhone, la moitié des revenus du groupe ; il a résisté à la crise due au Covid-19 et − jusqu’ici − aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, grâce aux compromis négociés par Tim Cook de part et d’autre du Pacifique. Un jeu risqué. Le dirigeant, d’ailleurs, ne raccroche pas complètement : il restera président exécutif afin de continuer à mettre de l’huile dans les rouages géopolitiques. Il vous reste 36.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Succession de Tim Cook à la tête d’Apple : « Le défi majeur de John Ternus reste l’intelligence artificielle »
CHRONIQUE. Le directeur général quitte son poste avec un bilan flatteur, mais restera président exécutif afin de continuer à mettre de l’huile dans les rouages géopolitiques, explique Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».













