Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les Décodeurs Les Décodeurs Trois mesures améliorant la situation des mères salariées, fonctionnaires et indépendantes entrent en vigueur. Combien y gagneront-elles ? Pourront-elles partir plus tôt ? Les Décodeurs ont sorti la calculatrice. Article réservé aux abonnés Face à la retraite, les femmes sont toujours loin d’être des hommes comme les autres. Si les écarts tendent à se réduire, ils demeurent considérables : les femmes touchent, en moyenne, 38 % de moins que les hommes (25 % en incluant les réversions) et partent huit mois plus tard. Une situation qui reflète en partie les inégalités de carrière liées aux enfants. Pour les atténuer, trois mesures actées fin 2025 entrent en vigueur pour les retraites prises à compter du mardi 1er septembre : un assouplissement des règles permettant de partir plus tôt quand on a commencé à travailler jeune, et deux réformes du calcul des pensions – l’une pour le régime général, l’autre pour celui des fonctionnaires. Que changeront ces nouveautés, en pratique ? Qui pourra en bénéficier, et avec quel effet sur le montant de la pension ou l’âge de départ ? Décryptage. Lire les témoignages (2023) : Article réservé à nos abonnés Inégalités à la retraite : 64 ans de la vie d’une femme Un calcul sur 23 ou 24 années au lieu de 25 Pour améliorer le montant de la retraite des mères, le nombre des meilleures années prises en compte dans le calcul de la pension de base est réduit de 25 à 24 pour les femmes ayant eu un enfant, et à 23 pour deux enfants et plus. Certains pères pourraient en profiter également. Sont concernées les salariées et les indépendantes relevant du régime général, ainsi que les salariées et les non-salariées agricoles. Pour en bénéficier, il faudra : avoir au moins 25 années de carrière avec un enfant, ou 24 ans avec deux enfants ou plus ; avoir acquis au moins un trimestre de « majoration de durée d’assurance » au titre de l’accouchement, de l’éducation, de l’adoption, d’enfants en situation de handicap ou des congés parentaux – cela peut concerner aussi certains pères. La réforme doit coûter environ 200 millions d’euros en 2030 et 2,2 milliards en 2050. Selon le gouvernement, les femmes concernées bénéficieront en moyenne d’un gain de 1 % sur leur pension. Cinq exemples pour comprendre Les simulations ci-dessous, réalisées pour des salariées nées le 15 mars 1964, montrent toutefois que le bénéfice peut varier selon les carrières : de 0,25 % à plus de 2 % par exemple pour les cas étudiés. Il vous reste 69.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.