Double déficit (budget et dette) : une maladie bien française à laquelle les candidats feraient bien de s'attaquer

L'économie française est à l'arrêt. Le PIB, l'activité économique des Français, n'a pas bougé au second trimestre. Elle a été en très légère diminution au premier trimestre. Selon l'Insee, la croissance du pays est au niveau zéro depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Il y a la facture de la canicule, et la petite poussée d'inflation, qui a peut-être dissuadé certains d'entre nous d'acheter.

Au moment où on voit s'ébaucher les programmes économiques des candidats à la présidentielle, il y a un rapprochement frappant, et que personne n'effectue. Une France en croissance zéro, tandis que notre déficit budgétaire atteint 5% du PIB, équivalent à presque 200 milliards d'euros par an.

Quel est le rapport ? L'argent du déficit est de l'argent injecté net dans l'économie, sous la forme de dépenses publiques, de salaires de fonctionnaires, de retraites, d'allocations, de subventions... En principe, cela est un soutien à l'activité considérable, de près de 200 milliards d'euros. Malgré tout, l'économie est à zéro. Il y a des fuites.

L'argent emprunté et dépensé par l'État ne se retrouve pas intégralement dans l'économie. Pour deux raisons : d'abord, les Français sont inquiets, donc ils épargnent. Une partie de l'argent reste sur nos comptes en banque, au lieu de faire tourner l'économie.