Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Finances publiques Finances publiques Finances publiques Au premier trimestre, le déficit public français est reparti à la hausse sur fond de croissance négative, selon les données publiées par l’Insee vendredi 29 mai. Descendre à 5 % du PIB en 2026 et moins de 3 % en 2029 s’annonce ardu, malgré les économies dévoilées jeudi par Bercy. Article réservé aux abonnés L’échange, piquant, se déroule mercredi 27 mai sur le plateau de BFM-TV. Invité de la matinale, Roland Lescure, le ministre de l’économie, rappelle l’objectif cardinal du gouvernement. Après avoir ramené le déficit public à 5,1 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, « on prévoit 5 % en 2026 », dit-il. Apolline de Malherbe esquisse une moue dubitative : « Vous prévoyez ? Vous espérez ? Vous priez ? » Derrière ses grosses lunettes, le ministre sourit : « Je suis laïque, pas baptisé, donc plutôt les deux premiers. J’espère et je prévois. » Un temps, et il précise sa réponse : « Mais il va falloir faire des efforts pour y arriver. » Le gouvernement doit-il espérer, prier, agir – et comment ? Avec la guerre au Moyen-Orient, réduire le déficit s’annonce plus difficile que prévu. Même d’un dixième de point de PIB. Les chiffres publiés vendredi 29 mai par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) le montrent. Au premier trimestre, le déficit public français est reparti à la hausse. Il s’est établi à 5,1 % du PIB après 4,3 % au quatrième trimestre 2025, une période « dopée par des mesures exceptionnelles », selon l’Insee. « Les recettes ont diminué de 4 milliards d’euros, tandis que les dépenses publiques sont de nouveau en hausse » de 2 milliards d’euros, précise l’Insee. Il vous reste 83.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.