Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Une œuvre en quelques mots-clés Une œuvre en quelques mots-clés Une œuvre en quelques mots-clés L’écrivaine entretient un rapport complexe à son île natale, Maurice – sa « source » et sa « blessure », écrit-elle. Elle en fait un monde entier dans son nouveau roman, relecture mythologique du destin humain à partir d’un village isolé. Article réservé aux abonnés C’est son roman le plus ambitieux, confie-t-elle au « Monde des livres ». Le seul qui se déroule sur une période aussi longue, avec autant de personnages et la liberté totale qu’offre la fiction. Dans Chronique d’un royaume perdu, Ananda Devi interroge et réinvente les origines de l’île Maurice et, au-delà, de notre humanité. « Au plus fort de notre conscience, nous sommes loin de nous connaître », écrit-elle. Son pays natal, où chacun est un enfant d’immigré, est née dans la colonisation. Un héritage de douleurs qu’elle renverse en imaginant une autre genèse pour Maurice, à partir d’un village mythifié, Le Bouchon. Fuyant une propriété sucrière, une fratrie métissée y fonde une utopie qui échappe un temps au carcan de la race, aux missionnaires chrétiens, au capitalisme mondial. Pétri d’histoire, de légendes et de poésie, ce récit d’aventures hors norme est le fruit d’une maturation de quarante ans. Y sont ramassées les obsessions de l’écrivaine mauricienne, anthropologue de formation. De Rue la Poudrière (Les Nouvelles Editions africaines, 1988 ; rééd. Project’îles, 2024) au Rire des déesses (Grasset, 2021), en passant par Eve de ses décombres (Gallimard, 2006) et Danser sur tes braises (éd. Bruno Doucey, 2020), la plume d’Ananda Devi nous emporte aux frontières du réel et de la fiction, de la beauté et de l’horreur, de l’ici et de l’ailleurs. Traversée en quatre mots d’une œuvre riche d’une trentaine de romans, récits, recueils de nouvelles et de poèmes. Il vous reste 81.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Plongée dans l’œuvre charnelle et engagée d’Ananda Devi, alors que paraît sa grande fresque mauricienne, « Chronique d’un royaume perdu »
L’écrivaine entretient un rapport complexe à son île natale, Maurice – sa « source » et sa « blessure », écrit-elle. Elle en fait un monde entier dans son nouveau roman, relecture mythologique du destin humain à partir d’un village isolé.








