Les services de renseignement et de sécurité marocains à découvert
Des pirates informatiques ont exposé au grand jour les noms de 70.000 agents présumés des services de sécurité et de renseignement marocains. Cette incroyable fuite prend en quelque sorte le Maroc à son propre piège. Le royaume qui avait espionné le téléphone d’Emmanuel Macron via son système Pegasus livré par Israël, est à présent lui-même exposé à une faille de sécurité béante.
Une fuite d’une ampleur exceptionnelle, diffusée lundi sur la messagerie Telegram par un groupe se présentant sous le nom de Jabaroot. Les données publiées comprennent notamment des noms, des dates de naissance, des matricules administratifs et les années de recrutement de personnes, affiliées aux deux grandes structures du renseignement marocain sous l’autorité d’un homme tout-puissant, Abdellatif Hammouchi.
Des listes potentiellement sensiblesRien ne permet d’affirmer que ces 70.000 personnes sont autant d’espions marocains. Mais ces listes seraient au moins partiellement authentiques, même si elles dateraient d’avant 2020. Rabat a démenti, mais les conséquences sont dévastatrices. Certains noms pourraient correspondre à d’anciens dossiers de contre-espionnage hors des frontières marocaines.












