Les premiers ministres sont profondément divisés sur la question de savoir s’il faut utiliser les ressources naturelles du Canada comme moyen de pression dans la guerre commerciale avec les États-Unis, et la potasse est devenue un sujet de discorde majeur.Le Canada est l’un des principaux fournisseurs mondiaux de potasse, un composant essentiel des engrais indispensables au secteur agricole. Les États-Unis importent environ 85 % de leur potasse du Canada.Alors que le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, fait pression pour que soient actionnés les leviers les plus préjudiciables à l’égard des États-Unis, Scott Moe, de la Saskatchewan, et Danielle Smith, de l’Alberta, mettent en garde contre des répercussions néfastes à long terme.Les responsables politiques fédéraux se prononcent également. Le chef du NPD, Avi Lewis, a appelé à l’instauration d’une taxe à l’exportation sur « le pétrole, le gaz, le charbon thermique, la potasse et d’autres minéraux afin de frapper Trump là où ça fait mal ».La présidente du Parti vert fédéral, Elizabeth May, partage cet avis.« Si vous avez affaire à un très gros tyran qui vous malmène, vous devez vraiment sortir vos clés, les glisser entre vos doigts et viser les parties molles et charnues qui vont faire mal », a-t-elle déclaré à La Presse canadienne.« Et pour nous, cela reviendrait à retenir la potasse », a-t-elle soutenu.
Les premiers ministres sont en désaccord sur l’utilisation de la potasse
L’Ontario et les provinces de l’Ouest sont divisés quant à la possible taxation de cette ressource minérale.














