Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Médecine Médecine Médecine Chronique Sandrine Cabut « Dix mille pas et plus ». Depuis mars, 40 personnes sédentaires de 25 à 50 ans ont rejoint le programme « 0 to 100 », dans l’objectif de courir un ultra-trail de 100 kilomètres en août 2027. Ils viennent de franchir une première marche en s’alignant sur le départ d’une petite sœur de l’UTMB de 15 kilomètres. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Avec ses 174 kilomètres et 9 900 mètres de dénivelé positif, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), qui partira de Chamonix vendredi 28 août à 17 h 45, est le Graal des traileurs et un événement médiatique. En début de semaine, moins sous les feux de la rampe, quelques dizaines de coureurs ont eux aussi gravi leur Everest, parcourant en moins de quatre heures trente les 15 kilomètres avec 1 200 mètres de dénivelé positif de l’Experience Trail Courmayeur (ETC), une des petites sœurs de l’UTMB. Un exploit pour ces hommes et ces femmes qui, il y a six mois encore, n’avaient aucune pratique sportive. C’est même pour cette raison qu’ils ont pu intégrer le « 0 to 100 », un programme scientifique inédit qui a pour but d’amener, en dix-huit mois, des personnes sédentaires de 25 à 50 ans à courir un ultra-trail de 100 kilomètres, et ainsi de démontrer les bienfaits d’une activité physique intense. Lire aussi la chronique (2026) | Article réservé à nos abonnés L’ultra-trail, terrain d’étude pour la science Parmi les 40 participants à ce projet porté par l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne, en collaboration avec le CHU, 39 ont pris le départ de ce qui était leur première course (le 40e étant indisponible), 36 ont terminé dans les temps. C’est le cas de Louise (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille), 29 ans. « J’ai été étonnée de ce que je pouvais produire et j’ai même fini avec encore de l’énergie en poche », se réjouit-elle. C’est la volonté de « passer le cap de la trentaine plus sereinement » qui a motivé cette Parisienne à s’inscrire au programme, elle qui était active à l’adolescence puis avait laissé tomber le sport pendant ses études sans parvenir à s’y remettre en arrivant dans la vie active. Il vous reste 63.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.