Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Duos de cinéma » (5/5). Le comédien a tourné cinq films avec le réalisateur dans lesquels il se plaît à endosser même des rôles de second plan. Article réservé aux abonnés On a dû se pincer, on s’est cru projeté dans une scène cachée d’un film d’Arnaud Desplechin. Fin d’après-midi parisienne, l’acteur Hippolyte Girardot qui entre, sourire espiègle et casque de scooter à la main, dans un café bruyantissime de la rue de Rennes, à Paris, et qui se coule contre le réalisateur susnommé, touffe de tifs hirsute, premier arrivé. Fluidité d’un dialogue cérébral onctueusement bavard, l’autre finissant souvent les phrases de l’un, y compris lors de digressions – meilleurs moments d’une conversation despléchienne – concernant, par exemple, le « trait de modernité », intemporel, du jeu d’acteur de Jules Berry (1883-1951) ou de Marcel Dalio (1899-1983). Lire l’entretien avec Arnaud Desplechin (en 2025) : Article réservé à nos abonnés « Je mens pour faire mes films » On ne comprend pas toujours tout, mais on s’y sent plutôt bien. Au hasard, cette phrase, aussi chic que parnassienne, de Desplechin quand il s’adresse à ses acteurs fétiches : « Il serait indélicat de vous blâmer de vous avoir aimé. » Ce à quoi Hippolyte Girardot, pas perturbé outre mesure, répond : « On peut passer l’année dessus, mais tout est dit. » Ah… mais sans doute que tout ne doit pas être élucidé. Il vous reste 83.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.