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RécitLe 8 septembre sera présentée en Espagne une partie de la plus importante collection d’art moderne mexicain constituée par Jacques et Natasha Gelman. L’avenir de cet ensemble à la valeur inestimable est aujourd’hui entre les mains de la banque espagnole Santander. Au Mexique, un collectif craint que les tableaux, pourtant considérés comme « patrimoine de la nation », ne soient plus jamais exposés chez eux.
L’histoire, si elle n’était pas tragique pour l’art mexicain, serait une excellente trame pour un roman policier. Tous les personnages et les ingrédients sont là : un habile muséographe new-yorkais abuse de la confiance d’une riche collectionneuse d’art, ne disposant plus de toutes ses facultés mentales, avec l’aide d’un notaire véreux. Il parvient à lui dérober son trésor, à la barbe de tout le gratin artistique, et le vend à un promoteur immobilier qui l’achète à crédit pour une bouchée de pain. L’art ne l’intéresse guère, mais il a besoin de liquidités et se sert des prestigieux tableaux comme garantie pour obtenir un prêt d’une puissante banque. Dans le dernier chapitre du polar, la société civile porte l’affaire en justice pour tenter de récupérer ce qui est considéré comme « le plus important ensemble d’art moderne mexicain ».







