Société La maison mère de Facebook et Instagram est accusée par plusieurs États américains de favoriser l’addiction des plus jeunes à leurs plateformes. Cet accord financier devrait mettre fin au procès civil qui s’est ouvert en Californie le 18 août. Adam Mosseri, patron d’Instagram, quitte le palais de justice d’Oakland, en Californie, le 25 août 2026. Photo Manuel Orbegozo/REUTERS Par Télérama, avec AFP Publié le 26 août 2026 à 16h59 Une semaine après le début du procès contre Meta, poursuivi aux États-Unis pour avoir favorisé l’addiction des mineurs à ses réseaux sociaux, l’entreprise a passé un accord amiable mercredi 26 août avec des dizaines d’États américains, acceptant de leur verser plus de 16 milliards de dollars. La maison mère de Facebook et Instagram a également accepté de procéder à des changements significatifs dans le calibrage de ses produits pour les jeunes utilisateurs, selon un document versé mercredi au dossier, qui doit encore être validé par une juge fédérale d’Oakland (Californie). L’accord prévoit notamment la mise en place d’un mode « nuit » par défaut qui bloquera l’accès aux réseaux sociaux de Meta entre minuit et 6h. Nombreuses procédures en cours aux États-Unis L’annonce intervient huit jours après l’ouverture de ce procès retentissant, qui fait suite à deux autres dossiers similaires dans lesquels Meta a déjà été condamné, à Santa Fe (Nouveau-Mexique) et Los Angeles (Californie). La coalition des États accusait Meta d’avoir menti sur les effets de ses réseaux sociaux sur les enfants et violé une loi fédérale relative aux données concernant les mineurs. Ils réclamaient jusqu’à 200 milliards de dollars de pénalités. À lire aussi : À Los Angeles, les réseaux sociaux devant la justice : “C’est le procès de l’industrie du tabac de notre génération” De très nombreuses procédures sont encore en cours aux États-Unis, initiées par de jeunes utilisateurs reprochant à Meta d’avoir entraîné une addiction aux réseaux sociaux et accentué des troubles psychologiques et du comportement. Le procureur de Californie, Rob Bonta, a salué l’accord qui, selon lui, « va rendre les réseaux sociaux moins dangereux pour les enfants », évoquant les « transformations massives » que Meta a consenti à effectuer dans le dispositif de protection des jeunes utilisateurs. À lire aussi : Meta doublement condamnée : les citoyens vont-ils réussir à faire plier les milliardaires de la tech ? Société Enfants États-Unis Justice Facebook Réseaux sociaux Adolescents Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner