Oui à la facturation électronique !

Le 1ᵉʳ septembre, une petite révolution se prépare pour les entreprises : la facturation électronique entrera en vigueur. Et cela fait déjà râler certains petits patrons.

Qu’est-ce que c’est exactement ? À partir de cette date, les entreprises devront avoir choisi une plateforme agréée par l’État pour envoyer leurs factures à leurs fournisseurs. En clair, le meunier enregistrera la facture de farine de son client boulanger sur cette plateforme, au lieu de lui envoyer par mail. Le boulanger validera le paiement, et la direction des impôts enregistrera la transaction ainsi que la TVA facturée. C’est, au fond, une sorte de Google Drive familial sur lequel on dépose les photos de vacances.

Un coût qui inquiète les petites entreprisesCe sera-t-il gratuit ? Au départ, cela devait l’être, avec une seule plateforme régie par l’État. Finalement, il y aura 150 plateformes privées. Cela va coûter quelques dizaines d’euros, ou être intégré dans une offre bancaire professionnelle. L’U2P et la CPME, qui représentent les petits patrons, vont regarder cela de près pour éviter que la réforme ne devienne une charge trop lourde pour les petites entreprises.

Est-ce une usine à gaz administrative de plus ? C’est ce que disent les petits patrons. Mais c’est surtout parce qu’ils en ont déjà assez des normes, des contraintes administratives et de la paperasse, et qu’ils se disent que ce sera du travail supplémentaire. En réalité, il s’agit d’une procédure entre professionnels qui n’est pas plus complexe que l’envoi d’une facture par courrier.