L'angle éco de François Lenglet du 24 juillet 2026
La facturation électronique entre dans une phase décisive. À partir du 1er septembre, les factures papier envoyées par courrier disparaissent, tout comme les PDF transmis par mail. À la place, les entreprises devront utiliser un document dématérialisé standardisé, conforme à des normes européennes, et le faire transiter par une plateforme agréée par l’État.
Cette réforme concerne toutes les entreprises qui paient la TVA, soit environ 4,5 millions d’entités : grands groupes, TPE, indépendants, professions libérales ou micro-entreprises. L’enjeu est massif, puisque près de 4 milliards de factures sont échangées chaque année dans le secteur privé.
Le calendrier, lui, n’a rien d’improvisé. La réforme est dans les cartons depuis plus de dix ans. Il y a cinq ans, le gouvernement a créé la communauté des relais de la facturation électronique. Et depuis six mois, l’État a lancé une campagne d’information avec publicité et numéro vert.
Dans ce contexte, le message de Bercy selon lequel "les autorités feront preuve de tolérance dans la mise en œuvre de la réforme", selon les propos cités de David Amiel, ministre des Comptes publics, peut être perçu comme un signal contradictoire au moment où les entreprises doivent justement accélérer.









