Le nouveau congé de naissance peine à démarrer. Les premiers versements étaient attendus début août et se font toujours attendre pour certains. Cette mesure, entrée en vigueur le 1ᵉʳ juillet, permet d'indemniser jusqu'à deux mois maximum chaque parent, s'ajoutant aux congés légaux déjà existants. Les parents peuvent prendre ce congé ensemble ou à tour de rôle, dans les neuf mois qui suivent la naissance. Côté rémunération, l'indemnisation est dégressive. Pour les salariés et les fonctionnaires, elle atteint environ 70% du salaire net le premier mois, puis 60% le second.

Auprès de RTL, plusieurs jeunes parents disent n'avoir toujours pas reçu un centime de l'Assurance maladie, comme Enora, dont le congé a débuté le 1ᵉʳ juillet. "Les demandes sont en cours de traitement", lui a répondu un message automatique de la Sécurité sociale. Conséquence, la jeune maman n'a plus aucun revenu depuis un mois, alors même qu'elle dépense beaucoup en carburant pour aller voir son bébé, né grand prématuré et hospitalisé à deux heures de chez elle.

"J'en ai pour 500 euros par mois. Je n'ai pas pu payer la moitié de mon loyer, ni payer les courses. On se serre la ceinture", déplore-t-elle.

Des dossiers aux pièces manquantesAndréa est également en congé de naissance depuis juillet et attend, elle aussi, ses indemnités. "C'est difficile", dit-elle au micro de RTL, la forçant à faire des choix. "Les couches : au lieu d'en acheter pour le mois complet, je fais semaine par semaine", regrette-t-elle, déplorant une "situation inacceptable".