Une habitante sur le terrain de sa maison détruite par les flammes, au Porge (Gironde), le 21 aout 2026. HERVE LEQUEUX POUR « LE MONDE »
La commune du Porge, qui a payé le plus lourd tribut au mégafeu de Gironde, fin juillet, n’a pas « été abandonnée » a répété, mardi 25 août, chiffres à l’appui, le directeur départemental des pompiers lors d’un point presse consacré au bilan de « la gestion de l’incendie ».
Avec 42 000 hectares parcourus, cet incendie, fixé le 1er août, est le plus grand en superficie en France depuis 1949. Il a détruit 250 maisons, dont plus de 180 dans cette commune littorale, où vivent 3 500 habitants. Dans cette bourgade populaire, de nombreux habitants accusent les autorités d’avoir sacrifié leurs maisons pour protéger la presqu’île voisine et très huppée du Cap Ferret.
« La commune du Porge n’a pas été abandonnée (…) La montée en puissance du dispositif s’est toujours faite de manière complémentaire », a affirmé le responsable des pompiers girondins, Marc Vermeulen, lors d’une conférence intitulée « Retour d’expérience de la gestion de l’incendie ». « Il n’y a pas eu de détournement des moyens de lutte contre le feu », avait-il déjà assuré au journal Sud Ouest, début août, rejetant la polémique d’un « abandon du Porge ».








