Un panneau indiquant l’entrée du Porge, en Gironde, le 6 août 2026, à la suite d’un mégafeu qui a ravagé la commune et une partie du département. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP

« Nous n’avons jamais abandonné Le Porge », affirme le patron des pompiers de Gironde, Marc Vermeulen, jeudi 6 août, dans Sud Ouest, alors que des habitants de ce village sinistré disent avoir été « sacrifiés », au profit d’autres, dans la lutte contre le mégafeu.

« Oui, il y a eu du mouvement vers Lacanau et Lège », commune de la très chic et touristique presqu’île du Cap Ferret, retrace le directeur du service départemental d’incendie et de secours (SDIS 33) dans un entretien avec le quotidien régional. « Mais [un mouvement] de médecins, de camions de carburant, de soutien sanitaire, etc. Il n’y a pas eu de détournement des moyens de lutte contre le feu », martèle le contrôleur général Marc Vermeulen, chiffres à l’appui, reconnaissant que « la manœuvre a pu susciter une incompréhension ».

Une vive polémique est née au Porge, commune qui concentre 183 des 240 habitations brûlées : de nombreux habitants estiment avoir été « abandonnés » au profit des stars du Cap Ferret. Un collectif a annoncé son intention de porter plainte. Selon la rumeur, des personnalités sur la presqu’île auraient décroché leur téléphone. « Je ne suis pas mondain, ils n’ont pas mon numéro », balaye le patron des pompiers. « Personne. Rien. Je vais plus loin : je n’ai reçu aucune pression » d’une « quelconque autorité, corps préfectoral ou élu », insiste-t-il.