Les autorités ont-elles sacrifié Le Porge pour sauver les villas du Cap-Ferret ? Un collectif de sinistrés lance une action en justice

Le dépit se mêle à la colère au nord de la presqu'île du Cap-Ferret. La commune du Porge (Gironde) et ses 3.400 habitants font partie de ceux qui ont payé le plus lourd tribut à l'incendie qui brûle encore dans le Sud-Ouest.Pour accéder à sa terrasse, Cathy, une habitante de la commune, doit désormais éviter des tas de cendres et des tuiles rouges éparpillées au sol. Pour la première fois, elle découvre sa maison calcinée dont il ne reste qu'un salon de jardin.

"C'était mon refuge, c'était la maison de ma vie. Je ne faisais que de dire, 'là, qu'est-ce que je suis bien, c'est un paradis'", explique cette retraitée, essuyant ses larmes avant que la colère ne reprenne le dessus.

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185 maisons brûlées et un fort sentiment d'abandonAvec 185 maisons brûlées, des habitants sont persuadés que les autorités ont volontairement sacrifié leur ville pour protéger les villas luxueuses de Lège-Cap-Ferret, où l'incendie s'est rapidement propagé. "Moi je pense qu'ils ont plutôt voulu sauver les maisons d'un million d'euros plutôt que les maisons à 500.000", lance Cathy, entourée d'autres riverains.