Le milieu des affaires anticipe que les contre-tarifs dévoilés mardi par le gouvernement Carney vont faire mal aux entreprises canadiennes. S’il salue les mesures d’aides proposées, il craint toutefois qu’elles s’avèrent insuffisantes.« C’est une autre tuile qui s’abat sur le secteur manufacturier québécois et canadien », croit Francis Prévost, directeur des affaires publiques chez Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ). « On vient encore affaiblir toutes les chaînes d’approvisionnement entre le Canada et les États-Unis. » La riposte canadienne risque aussi de prolonger un climat d’incertitude qui freine les investissements.« La situation actuelle nous préoccupe grandement », affirme pour sa part Simon Gaudreault, économiste en chef à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). Plusieurs petites et moyennes entreprises « vont être touchées de plein fouet ». Certaines d’entre elles sont à la fois des importatrices et des exportatrices et feront ainsi face tant aux tarifs américains qu’aux contre-tarifs canadiens, précise-t-il. « Pour chaque PME qui exporte aux États-Unis, il y en a probablement deux ou plus qui importent des produits des États-Unis, donc les contre-tarifs vont très probablement venir toucher un grand nombre de PME », souligne M. Gaudreault.