Bras de fer avec Ottawa, fermeture du chemin Roxham, tergiversation sur le PEQ : l’immigration a fait couler beaucoup d’encre lors des deux mandats de la Coalition avenir Québec (CAQ). Et la question risque fort probablement de s’inviter dans la campagne électorale. Quels défis attendent le parti qui prendra le pouvoir quant à ce dossier sensible ?Pour l’avocat spécialisé en droit de l’immigration Maxime Lapointe, le prochain gouvernement va devoir rebâtir les ponts avec Ottawa. « Il y a eu beaucoup de conflits télégraphiés par la CAQ avec le fédéral sur plusieurs sujets, notamment l’immigration », soutient-il en entrevue avec La Presse canadienne.Durant son mandat, le gouvernement Legault n’a cessé de marteler qu’il y avait trop d’immigrants temporaires au Québec et a fait pression sur Ottawa pour en diminuer le nombre. Or, les relations ont été tendues entre les deux paliers de gouvernement.Selon Maxime Lapointe, il est grand temps que Québec s’assoie avec le fédéral afin d’ouvrir l’accord Canada-Québec, car son contenu « n’est pas à jour avec la réalité actuelle ».« Que ce soit pour avoir plus de contrôle en matière de permis de travail sur le territoire du Québec, pour mieux contrôler les étudiants étrangers. Est-ce que le Québec est capable d’avoir une compétence en matière des demandeurs d’asile ? En matière de regroupement familial ? Le Québec aurait voulu imposer une condition de connaissance de français pour limiter les demandes, mais ils n’ont pas la prérogative au niveau juridique », explique l’avocat.