Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Tribune David Lisnard Maire de Cannes [Alpes-Maritimes] Pour éviter la division, la compromission programmatique et la multiplication des candidatures, le maire de Cannes, ex-LR et candidat à la présidentielle, appelle, dans une tribune au « Monde », ses concurrents de la droite et du centre à accepter l’organisation d’une primaire. Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 07h52 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés A huit mois de l’élection présidentielle, regardons la situation avec lucidité. Aucun candidat naturel ne s’impose à droite et au centre. Personne ne dispose d’une légitimité présidentielle incontestable. Cette réalité n’est pas un motif de découragement. C’est un fait politique qu’il faut traiter. Aucune dynamique sondagière ne propulsera un candidat gagnant. Il apparaît donc incontournable, avant la demi-finale que constitue le premier tour de la présidentielle, d’organiser un quart de finale sous la forme d’une grande primaire ouverte à tous ceux qui se réclament de la droite et du centre. Pour éviter à la fois la division qui fait perdre les élections et la compromission programmatique qui empêchera le redressement du pays. La primaire ouverte est une confrontation de personnalités et de projets. Elle permettra de découvrir le caractère de chacun et contraindra chaque candidat à exposer ses idées, ses propositions, ses réformes devant les Français. Elle substituera la confrontation des programmes aux manœuvres d’alcôves. Elle transformera ce qui serait une fragmentation suicidaire en processus démocratique fédérateur. Il ne s’agit pas d’embrasser le programme ou les valeurs des autres candidats, mais de les affronter pour les départager en amont, afin de maximiser les chances d’accéder au second tour. Ceux qui demandent cette compétition ont confiance dans la force de leur projet. Ceux qui veulent s’y soustraire doivent expliquer ce qu’ils craignent. La primaire ouverte est ensuite une condition de légitimité. L’expérience de la primaire de la droite et du centre de 2016 l’a démontré : plus de 4 millions de Français se sont déplacés pour choisir leur candidat. Cette participation massive a conféré au vainqueur une autorité que nulle désignation interne n’aurait pu lui donner. La démocratie est plus saine et plus efficace que les arrangements entre notables. Cette légitimité populaire est notre meilleur atout. Elle assure que le candidat désigné portera un mandat clair, issu d’un choix libre et éclairé. Il vous reste 50.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.