Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Droit social Droit social Droit social Chronique Francis Kessler Maître de conférences émérite à l'université Paris-I - Panthéon-Sorbonne Avec une rémunération minimale journalière de près de 50 euros et des dérogations fréquentes aux règles sur le repos, les conditions de travail des moniteurs de colonies de vacances restent proches du bénévolat, explique, dans sa chronique, le juriste Francis Kessler. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés L’été a été pour certains enfants synonyme de fréquentation de colonies de vacances, de stages omnisports ou multisports, de centres de loisirs ou de « Kids Adventure Camps », avec anglais de rigueur. « Les surveillants sont pas méchants/ Y ronflent les trois quarts du temps/ Vu qu’y sont ronds comme des queues d’pelle. » Ces strophes des Jolies Colonies de vacances (1966), la chanson au vitriol de Pierre Perret, ne correspondent pas aux conditions actuelles d’exécution de ceux qui « s’occupent de », « font attention à », « prennent soin de » mineurs durant les congés scolaires. Etre un moniteur de colonies de vacances ou « mono », c’est la « participation occasionnelle d’une personne physique à des fonctions d’animation (…) d’un accueil collectif de mineurs à caractère éducatif [ACM] organisé pendant les vacances scolaires, congés professionnels ou loisirs ». Elle se traduit souvent par un contrat d’engagement éducatif (CEE), défini par les articles L. 432-1 à L. 432-6 et D. 432-1 à D. 432-20 du code de l’action sociale et des familles. Mais comme beaucoup d’autres métiers du « care », le CEE déroge radicalement au droit du travail. Sont écartées les règles de durée du travail, celles des repos quotidien et hebdomadaire et celles du salaire minimum. Il vous reste 67.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.